17 au 21 juillet - nos 1er guests.....et ils sont encore vivants ;-)

Note à ceux et celles qui nous font le plaisir de lire ces qques lignes ; desolée si je n’arrive pas à suivre la cadence ! Il faut dire que le wifi à bord, ce n’est pas encore comme dans les 5 étoiles, et il faut gérer les appétits divers entre naviguer, écrire, cuisiner, réparer….en plus de tout le reste ! Alors voilà, je vous présente mes plus plates excuses et je vais essayer de poster plus fréquemment…. Enfin en attendant que mes 2 co-équipiers trouvent la voie du clavier !

Day seventeen – samedi 18 juillet

Les calanques de Marseille cela ressemble aux champs Elysée un soir de noël ! Il faut dire que le WE, de surcroit en juillet ce n’est pas le moment le plus approprié si on cherche une certaine tranquillité.

Raphael a pris l’ascendant poisson et mène son bato comme un chef. En tant que capitaine du dinghy mais aussi co-équipier d’Heidi. Bon il y a encore qques détails à régler, genre comment on relève le moteur de l’annexe avant d’arriver sur les cailloux, ou encore les nœuds de parbat spécial Glénan…et spécial "indéfaisable" ce qui nous a valu qques déboire dans le port de Marseille. Notre 1ere tentative d’amarrage en équipage au complet a été assez rock n roll, il faut dire que le trafic dans le vieux port est impressionnant.  Et à la capitainerie, jusqu’à ce que notre aimable contact voit la couleur du pourboire, cela n’a pas été des plus simple. Il nous a fait faire 3 amarrages successifs dans des endroits impossibles avant de nous trouver enfin une place pour la journée. Heureusement le propulseur d’étrave ne nous a pas lâché, une grande chance dans notre virée chez les marseillais. Et JDaniel manie le créneau bato comme un pro, Vincent serait fier de lui. Manque plus que je m’y mette aussi !

Le stop over nous a permis de visiter le U-ship de Marseille et trouver les poulies qui manquaient encore à notre collection. Avec au passage un détour chez Musto (l'equivalent de Prada pour les marins ;-) pour me trouver un équipement de quart plus adapté que mon pantalon de yoga lorsque l’on affrontera les éléments pour de bon. Et là, chose incroyable, en discutant avec le fort sympathique Jean Francois, vendeur occasionnel au magasin mais surtout photographe naval de son état et notamment spécialisé dans les vieux gréements : à tout hasard je lui demande s’il ne connaitrait pas Jean Francois Behart, vieil ami de la famille Zeraffa et heureux propriétaire d’un vieux gréement. Et la incroyable, il me répond du tac au tac, «  bien sûr que je le connais, c’est le propriétaire du magasin » !!

Arrivée de nos premiers guests, la famille Duseigneur sans Sandrine malheureusement qui doit retourner à la mine. Départ de Marseille après la visite du fabuleux musée du Muceum, son architecture d’une légèreté aérienne, qui s’entremêle en partie avec le vieux fort, sa galerie de la Méditerranée ou nous avons fait la connaissance d’un autre Henri dit "le navigateur", un peu plus vieux que celui de la famille, et ses expositions temporaires. Nous avons eu le plaisir de voir celle sur la migration des peuples autour de la méditerranée, des égyptiens aux romains. L’expo commence par ces mots « Man’s quest for eternity – what is the length of a man’s life compared with the length of civilizations? “Cela a le mérite de remettre l’église au milieu du village ! J’ai trouvé cette expo d’une richesse extraordinaire, on n’a même vu le cousin de bob l’éponge, une urne funéraire en forme de temple en marbre spéciale Martine et une tête de méduse antique toujours spéciale Martine. Et croyait le ou non mais les Egyptiens ont inventé l’ancêtre de la télévision, ils peignaient les visages des embaumés sur les sarcophages et cela donne l’impression d’un écran télé (tout ça pour faciliter leur passage dans l’eau delà); j’ai tout de suite pensé à notre ami Alain R et ses exceptionnelles prestations politiques sur RTS 1 ;-) voir le diaporama de photo vous comprendrez ! Et pour terminer ma visite perso, une petite touche poétique avec un tableau de Chagall et les anges….j’adore !

Retour sur le bato, départ du port de Marseille  à la voile pour une superbe petite calanque proche de Marseille, les iles de Riou, réserve naturelle. Leïca enchantée de toucher terre, mais le short de Raphaël n’a pas résister à ces élans d’accostages sur la minuscule plage. Nous avons « éthonné » nos guests avec un diner au thon-baleine à la plancha à l’arrière du bato. C’est vraiment une invention magique, bravo Dufour ! Lendemain d’exploration matinale  pour Leïca et moi, parti à l’aventure sur la minuscule ile. Leïca enchantée de courser les lapins en vadrouilles, eux moins heureux de la voir. Et moi enfin j’ai pu dérouler mon tapis de yoga, tout en haut d’un minuscule promontoire à peu près plat et à l’ombre. Moments magiques !!

Day eighteen - dimanche

Apres une belle journée de voile par petit temps, arrivée à port Miou, une calanque qui ressemble à Bonifacio dans son approche, lieu charmant ou nous avons eu la chance d’obtenir un des derniers coffres de libre, le 25 juste à l’entrée du petit port. JDaniel a maitrisé a mort l’attente dans l’étroit chenal entre canoés, plongeurs, et batos en tout genre, il y règne une douce anarchie pas tjrs simple à gérer avec notre bato. Heureusement nous avons le magic Peter, le propulseur, le meilleur copain de Heidi. Là il ne garde pas les chèvres comme dans le roman, mais il fait tourner le bato sur place et CA c’est vraiment génial ;-)

A peine le moteur arrêté, on a retrouvé Leïca dans le dinghy prête à accoster. Dieu sait comment elle a réussi à sauter dedans….. Du coup Raphaël en gentleman l’a accompagnée à terre. Leïca s’est fait des copains à la capitainerie, quelle charmeuse celle-là.

 Soirée tranquille sur le bato, ou Raphaël a fait lui aussi son baptême de l’air. Il a entamé l’ascension du mont Heidi et grimper en haut du mat…après diner ! Heureusement il a fait un aller-retour sans « mal de mat » ;-) j’étais très fier de notre bonhomme, il a géré cela comme un chef, un vrai petit marin ! Mais après il s’est pris une tatouille à la belote ou il faisait équipe avec son père contre Louise et moi. Et comme (très) souvent les filles ont été plus efficaces que les garçons, d’autant que c’était une 1ere pour Louise. Je baisse un voile pudique sur leur défaite et passe directement au lendemain !

Day nineteen – lundi

YESSSSS ! Vent force 4 de l’ouest, on se dépêche de terminer le petit dej, ranger le bato et préparer la nav jusqu’à notre escale suivante, les iles de Porquerolles, d’où j’écris ces qques lignes, aux larges de port cro, avec l’aide de Leïca qui ne me lâche pas, il faut dire que c’est bientôt l’heure de la pâtée et la soudainement elle devient particulièrement affectueuse…comme quoi les bêtes et les hommes même combat, on les tient par la panse !! (Et là les commentaires de JDaniel et Bernard fusent : « la panse ou plus bas ? » « Panse ou pense ? »….no comment ;-)

Nous avons si bien tester le bato sous spi que nous avons flingué le bout d’amure du spi, parti au loft et ensuite presque empanné…il reste quand même quelques points de détails à régler au niveau nav… Vincent t’es ou ??

Et puis arrivée dans l’anse de Port-Man dans la réserve naturelle de Porcros. Nous ne sommes pas tous seul mais il y a suffisamment de place pour ne pas vivre chez le voisin. Raphael parti en éclaireur pour nous trouver le meilleur coin pour mouiller l’ancre nous déniche un très joli et paisible endroit. A peine l’ancre posé tout le monde file comme une nuée de moineaux…. Et moi je déroule placidement ma corde à linge et fait sécher le linge de la machine-qui-tue, merveille qui m’évite les laveries en général glauquissime des ports. Faut dire que ce matin en mettant le drap fait sur mesure de notre cabine à aérer sur le bastingage, et bien ce coquin a profité de mon inattention pour prendre la poudre d’escampette. Et Hugo de s’exclamer devant mon incompréhension lorsque je me suis rendu compte de sa disparition « c’est quoi cette grosse méduse au milieu du chenal ?? » et bien c’est mon drap. D’ailleurs ce n’est pas la 1ere fois que j’affronte le malin petit génie qui habite avec nous et qui fait valser la machine à café en mer, fait des nœuds impossible aux bouts au moment où en a le plus besoin, envoie la manille de la drisse aux confins de la planète quand on hisse les voiles, j’en passe et des meilleures….sans mentionner Raphaël resté en rade ce soir avec son dinghy au large. Gentiment 2 messieurs l’ont pris en remorquage pour nous le ramener alors que JDaniel n’écoutant que sa femme était partie à la palme voir de quoi il en retournait. Et finalement d’un coup de moulinet  JDaniel l’a fait partir du 1er coup. Raphael va falloir quand même aussi songer à revoir tes cours de mécanique !

Day twenty – mardi 21 juillet

Déjà 20 jours….que le temps passe vite sur « la grande baignoire » ! Nous fêtons cela dignement dans le petit port du Lavandou ou nous avons accosté par un soleil de plomb pour débarquer nos guests. Comme les notions d’heures nous échappent un peu nous arrivons sur les coups de 3h pour un dernier dej tous ensemble dans le petit resto de poisson à côté de la capitainerie. A peine installé la tenancière du lieu nous assène d’un ton péremptoire « c’est fermé entre 14 et 17h. C’est la législation, vous croyez que les employés vont faire des heures supplémentaires? ». Nous avons battu en retraite dans un petit café du coin qui nous a gentiment servi une magnifique salade, avec le sourire. No comments !

Et en bon remake du père noël est une ordure, nous jouons les Ginettes tous les 2 avec Jdaniel et notre caddy Casino  taille XXL remplit jusqu’à la garde en longeant toute la promenade de bord de mer jusqu’à notre bato. La vendeuse a eu pitié de nous et nous l’a gentiment mis à disposition pour amener les 8 packs d’eau et les courses de survit. Il faut dire que les coffres sont vides après ces qques jours en mer ; c’est que nourrir toute cette petite troupe il faut assurer !

Niveau navigation, nous avons continué avec les soucis. Impossible de remonter l’ancre, ce qui est gênant pour naviguer. Grace au génial WD40 et à l’esprit inventif de Jdaniel aidé de Louise et Raphael,  tout est rentré dans l’ordre…après un certain temps tout de même. Puis cela a été au tour de notre beau fullstrom de nous jouer des tours ; l’élastique du tambour a sauté et il a fallu que l’on saute sur la voile pour affaler rapidement les 140m2 avant qu’elle ne devienne ingérable. Le côté positif c’est que l’équipage est vraiment au point, tout le monde ayant réagi au quart de tour. Va falloir maintenant la ré-enrouler ce qui promet qques soucis supplémentaires….et bien non! les doigts dans le nez, au port, tous les 3 comme des grands, on l’a hissé tout en vrac qu’elle était sur la drisse du Code 0 tout en haut du mat, remis en ordre et ré enroulé, tout cela en moins de temps qu’il ne faut pour son marin de boire sa bière. Sauf que…la voile est enroulée à l’envers ! Les velcros qui permettent de la tenir fermé fermement ne fonctionnent pas dans ce sens ! Et qu’est-ce que l’on fait docteur dans ce cas-là ?? Et bien on peste un bon coup, et…on recommence ! C’est dur le métier de marin : pas de quartier pour les novices…ni pour les pros d’ailleurs. Je commence à comprendre que l’on cherche à conjurer le sort maintenant. La ribambelle de superstitions qui m’ont tjrs fait sourire genre la patte de lapin, les Saints- sont marin à toutes les sauces, sans parler de toutes ces histoires abracadabrantes du Léviathan, kraken, monstre en tout genre…

Mais c’est encore Baudelaire l’incontournable, qui en parle le mieux ; jugez par vous-même, dégustez ce petit cadeau que je vous fais car là on touche au sublime…..

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

 

Retour des glenans de raphael
Vue demarseille
Img 0920
Muceum
Bobl eponge
Dsc 0439
Dsc 0440
Dsc 0442
Vue du muceaum
Drap cecile 2
Drap cecile 1
Duseigneur a bord 1
Img 0929
Img 0931
Jd raph portmou 2
Jd leicarepair
Jdrepair stcyp
Nav de nuit couche 1
Nav de nuit raph
Raph dinguy
Retour des glenans de raphael 1
Raph mat 2
Les anges
 

Commentaires (3)

Silvina
  • 1. Silvina | 27/07/2015
Ça fait plaisir de vous voir en photo et que tout se passe bien. Quelle belle aventure. A bientôt Silvina
mélanie crouton
  • 2. mélanie crouton | 26/07/2015
Désolée de n'avoir pas pu te parler trop longtemps, Florence n'était là que deux jours et je voulait profiter d'elle au maximum, elle t'embrasse d'ailleurs je vais lui donner ton blog!
pour nous c'est le rush avant vacances donc WE studieux...K pouponne à Laval et elle revient la première semaine d'Aout pour repartir à Laval jusqu'à fin Aout; PH passe le mois d'aout à Hossegor chez un Shapeur fameux avons passé un WE chez lui à Vannes, c'est le bonheur total pour lui et il compte bien trouver le moyen de vous croiser dans votre TDM, il habite le vestige du château médiéval des comptes de Bretagne avec les planches de surf sur la voiture à ses pieds, drôle d'anachronisme!
merci de toute ces nouvelles et bon vent à Heidi!
pleins de bisous de Mart&Vince
Henri
  • 3. Henri | 26/07/2015
Depuis le 21juillet on vous suit sur 'Marine traffic' mais nous n.avons plus de blog . Envoyez nous votre numéro d'iridium. MerciCecile Maye | Facebook
https://fr-fr.facebook.com/cecile.maye.1
Cecile Maye est sur Facebook. Inscrivez-vous sur Facebook pour communiquer avec Cecile Maye et d'autres personnes que vous pouvez connaître. Facebook.

Ajouter un commentaire