notes:

Marie nous avons bien rigolé avec Antoine ä Formentera. Desolée de vous avoir raté a Lyon, il faisait vraiment trop mauvais en mer, l'option formentera etait trop tentante ;-) j'espere que l'on vous voit bientot.

Michelle et Thierry, je regrette beaucoup de ne pas avoir pu etre avec vous au jardin des Tarots.... envoyer des photos!

Francois, merci pour tes conseils. pour le moment on va voir demain en mettant le bato a sec l'etat du safran. en esperant pouvoir tres vite reprendre la mer apres les qques autres reparations.

Merci Henri pour tes bons mots... attention prepare toi pour la traversée de la grande baignoire en novembre , tu pourras donner tes impressions aussi sur le blog d'Heidi 2.0 ;-)

 

Day 82 – Day 101 : mardi 22 septembre au dimanche 11 octobre: en traversée de Magdalena (Nord Sardaigne) aux iles Baléares (Minorque et Formentera) – puis St Cyprien (port d’attache d’Heidi)

La pizza au Nutella du pizzaiolo de Magdalena fait toujours l’unanimité ! Même Leïca a eu droit d’y gouter, et sans conteste elle partage notre enthousiasme. Bon il est vrai qu’au point de vue plaisir de la table, elle reste facile à enthousiasmer….

Nous prenons la mer le lendemain non sans avoir enrichie nos provisions de parmesan et San Daniel. Il faut dire que les prévisions météo sont plutôt rock n roll ; coup de mistral sur le golfe de Gascogne, et vent dans le nez. Autant dire l’enfer !

10 :34 PM, nuit noire, entrée dans l’étroit passage Fornelli- Sardaigne Nord, au moteur. Pour couronner le tout, il pleut ! Cecile à la barre, JDaniel aux instruments, Raphaël au poste d’observation des repères lumineux. Leïca dans mes jambes, qui sent la tension à bord.

  • JDaniel : « cap 301 pour 4 mn » - Cecile : « cap 301, ok » - Raphaël « éclat blanc au 301 en vue » - Leïca, toujours dans mes jambes
  • JDaniel : « cap 301 pour 2 mn » - Cecile : « cap 301, ok » - Raphaël « 301 toujours en vue » - Leïca… toujours dans mes jambes !
  • JDaniel «  attention changement de cap dans 1 mn »
  • JDaniel «  top changement de cap au 256 » - Cécile : « changement de cap au 256 ok » - Raphaël : « éclat vert en vue au 256 »
  • Raphaël «  mais maman qu’est-ce que tu fais ? je ne vois plus l’éclat vert ? » JDaniel : « redresse, redresse, on part sur les rochers… » - Cecile : « mais je ne fais que ça redresser…le courant est trop fort je n’arrive pas » - JDaniel : « Menfin, pousse le moteur, et pousse la barre à fond » - Raphaël : « maman, grouille toi, c’est tout noir, je vois plus le feu vert ! »

Qui a dit que la voile était une activité de détente ?? Bref heureusement que le bato a fini par répondre car on ne serait plus là pour en parler !! Après cet épisode de la passe, qui nous a tout de même fait gagner 3 heures, nous mettons le cap au sud-ouest. L’avis de tempête sur la route directe pour St Cyprien nous invite à contourner par le sud la dépression. On se prend tout de même du 25 kn de travers avec une mer bien formée et une pluie battante, pendant 2 jours et 2 nuits. JDaniel nous remonte le moral en nous proposant un petit déjeuner dans l’adorable petit port sur la côte sud-ouest de Minorque, la Ciudadella, au petit matin du 2eme jour. Leïca est la 1ere à sauter du bato à peine accosté, et à sa mine plus que dubitative lorsque l’on fait mine de s’approcher à nouveau du bato, on se dit que pour elle la plaisanterie a assez durée. Il faut dire qu’elle s’est héroïquement cramponnée à son coussin toute la traversée alors que dehors la pluie, le vent et la mer la dissuadaient de sortir la truffe de la cabine. Quant à Raphaël, il lui a tenu compagnie en essayant d’avancer sur son programme du CNED qu’il doit terminer pour pouvoir aller faire la fête avec ses copains à notre arrivée sur la côte. La perspective de 2 à 3 jours de plus dans ces conditions pour rejoindre St Cyprien ne fait curieusement pas l’unanimité ! Et là, JDaniel entre 2 gorgées de café, à la meilleure idée du millénaire «  et si on allait à Formentera plutôt ? »

24 heures plus tard, par une mer calme, un ciel bleu mais au moteur, nous arrivons à la Savina, le petit port de Formentera, plutôt tranquille en cette période de l’année. A peine amarrés nous sautons dans un taxi pour Can Rampucha, la maison des parents. Leïca qui reconnait la maison et sa propriétaire généreuse en câlins et bon petits plats nous devance à toutes pattes. De loin on entend maman s’écrier « mais on dirait Leïca ? Mais que fait-elle ici ?? » Et papa de répondre « penses-tu, c’est impossible, tu dois confondre…. »

SURPRIIIIIIIIISE…. !! Pour une surprise, c’est une surprise, ils ne nous attendaient que 10 jours plus tard ! Et c’est doublement une surprise puisque Antoine, le neveu du canada, est également à Formentera pour quelques jours entre 2 vols. Quelle chance ! Bref nous passons une semaine sur la terre ferme en famille, cocoonés par maman et papa… c’est plutôt cool la vie….

Raphaël lui n’est pas trop à la fête car c’est le marathon des devoirs et des examens de fin de période qu’il doit absolument terminer pour la fin de semaine. Autant dire le bagne. Qu’il nous fait largement partager. Mais courageusement il s’attèle à sa tâche et termine avec 24h de retard sur le programme, un miracle ! De notre côté, entre 2 devoirs nous profitons des parents, des 2 Antoine, Antoine et Antonio, un ami espagnol super sympa, super ténor et super cuisinier venu le rejoindre pour quelques jours. Nous fêtons même l’anniversaire d’Antoine sous la pluie. Et nous avons droit à la paella du siècle dont Antonio a le secret ! Leïca barbotte dans la piscine, profite pour se mesurer aux chats sauvages (elle a tôt fait de mettre une distance raisonnable entre eux et elle) ou nous accompagne à la capitale, San Francisco Javier, toujours aussi jolie et vivante.

 

« Sais-tu pourquoi les routes ne sont pas éclairées en France la nuit ? » « Parce que les français se prennent pour des lumières ! » Blague que me raconte d’un air goguenard l’ami Paul, un belge que nous rencontrons sur la petite ile d’Espalmador, venu mouiller avec son fils dans l’anse ou nous nous trouvons en compagnie de la petite tribu des Clark, nos amis de Neuchâtel.

Rewind – nous retrouvons nos amis à Formentera le dimanche 4 octobre, venus passer quelques jours à bord pendant les vacances scolaires suisse. Raphaël est aux anges, il peut enfin faire les 400 coups avec Noam, son pote d’enfantine, libérés de leurs devoirs. Les filles (Elween et Maelle, 11 et 9 ans) aussi se mettent très vite au parfum et notre effectif de moussaillons se trouve bien agrandit.  La cohabitation à 9 sur la bato est super joyeuse, nous avons droit à toutes sortes d’activées en plus de la voile, que Raphaël a préparé depuis des mois, paddle, bouées, ski nautique, skin board mais aussi pêche, cache-cache dans les dunes, initiation au poker (même que Maelle, la plus petite, leur a mis une piquette) ! Sans parler de la soirée « pirate des caraïbes », Raphaël ayant hâte de faire découvrir les joies du home cinéma sur l’eau. Mais cette fois au mouillage à Es Calo, adorable petite baie au nord-ouest de l’ile.

Et c’est le lendemain en fin de journée que nous partons nous ancrer à Espalmador, dont la fameuse « Passe » aux tonalités incroyables de bleus, passant du turquoise au bleu nuit, nous fait toujours rêver et reste gravée dans nos mémoires année après année. Raphaël convainc son père de le laisser avec Noam aller en dinghy à Espalmador, c’est-à-dire passer la fameuse « passe » qui se trouve entre les 2 iles, tous seuls. Plutôt étroite et ensablée, avec un fort courant, elle n’est pas donnée à tout le monde, loin s’en faut. Mais Raphaël trop content de l’aventure ne peut y résister. Et c’est équipé de la VHF et des recommandations avisées de son père que les voilà partis tous les 2, tandis que nous continuons notre route pour contourner l’ile d’Espalmador et les retrouver au mouillage de l’autre côté. Une fois de plus Raphaël gère cet épisode d’une main de maitre, et même de manière très réfléchi puisqu’il opte pour un passage à la rame, moteur relevé sur les hauts fonds plutôt que prendre le risque d’abimer l’arbre du moteur sur les rochers à fleurs d’eau qui parcourent la passe. Bravo mon ange et bravo Noam pour votre belle équipée.

Pendant ce temps à bord, j’initie les filles aux joies des femmes de pêcheurs ; nous trempouillons nos petites menottes dans les boyaux, arrêtes et têtes de poissons pour le diner du soir. Et j’avoue qu’elles font toute mon admiration devant l’entrain et la maitrise de la chose. Bravo les filles ! Il faut dire que notre diner est sponsorisé par la fameuse équipe de pêcheurs, Henri dit « Papa », Francois dit « Berger » et Antoine « le pilote ». Ils ont le total look « tonton flingueurs », lorsqu’ils nous retrouvent à Es Calo le sourire aux lèvres après une belle partie de pêche à la Mola, les seaux remplis. Comme dirait Audiard « faut reconnaitre, c’est du brutal ! »

Merci les amis nous nous sommes régalés !

Nous continuons les activités plein air même pendant la nuit ; la relève des GO (Gentils Organisateurs) est prise par une bande de voileux plutôt portée sur la bière que sur la voile, 4 allemands amarrés juste à côté de nous.  Réveillée pendant la nuit par le vent, je jette un coup d’œil dehors et je secoue JDaniel alarmée « c’est bizarre, il semble que l’on a bougé, je ne vois plus le bato qui était à côté de nous ». JDaniel sort la tête du hublot et me dit « mais non nous sommes toujours au même poste, rendors toi » (sous-entendu « tu ne pourrais pas me laisser dormir… »). A peine remis sa tête sur l’oreiller, Leïca se déchaine et fait écho à nos allemands qui beuglent dehors comme des vierges effarouchées….ils viennent de se rendre compte que leur amarre avant a lâché et leur bato s’est ensablé le long de la plage, à quelques dizaines de mètres de nous…. Pas étonnant si je ne voyais plus leur navire ! Bref Stéphane et JDaniel partent courageusement sous la pluie à leur secours sur le coup des 5 heures du mat. Je ne peux m’empêcher de sourire quand je vois passer devant Heidi nos lascars sur leur dinghy en petite tenu….remorqué par le nôtre. Parce qu’en plus le moteur de leur annexe ne démarre plus. Finalement JDaniel et Stéphane les laissent dans les mains d’autres sauveteurs compatriotes allemands. Et ils finissent par se sortir de là, grâce à l’ingéniosité teutonne. Ils libèrent les réservoirs d’eau pour alléger le bato aux max et font giter le bato pour désensabler la quille. Et grâce au puissant winch du bato devant ils arrivent à le treuiller suffisamment pour le faire avancer. Je n’y croyais pas mais ils l’ont fait, bravo !

Le temps couvert et humide ne décourage pas les troupes qui partent s’ébattre sur la plage tandis que nous avons la surprise et le bonheur d’accueillir pour un déjeuner impromptus les amis Duseigneur et Gus. Frederic que nous n’avons pas vu depuis des siècles nous raconte son passionnant projet de cave à vin à Paris, tout en nous faisant déguster un petit vin de Marseille dont il nous a offert une bouteille, le « Marvin » ! Quelle chance !

Sur ces entrefaites, nous partons Janice Stéphane Leïca et moi faire une petite marche jusque de l’autre côté de l’ile, qui donne sur une jolie baie quasi fermée, Torretas. Et c’est en chemin que nous rencontrons Paul et Claude, nos 2 belges sur le chemin des écoliers. L’attaque de moustique en règle ne nous décourage pas et nous allons de conserve admirer la vue du haut de la tour des Maures, restaurée d’une main de maitre, en haut de la falaise nord-ouest.

Au retour nous proposons à la Belgique de venir fêter les liens des minorités opprimés à bord, ou nous goutons aux joies entre autre du Mastic, liqueur grecque amenée par Lorenzo lors de son passage à bord, et le t’Aremi, liqueur à la pistache de la Zia Pina dont Evelyne nous a fait cadeau lors de notre passage en Sicile. Il faut avouer que c’est assez particulier…. Belle soirée ou grâce à nos marins belges nous découvrons les plaisirs des vieux gréements dont Paul et Claude sont adeptes, ainsi que du métier de baroudeur de luxe de Claude aux 4 coins de la planète, l’été skipper en méditerranée, l’hiver guide équestre au Costa Rica ou dans les Balkans. Allez voir sa page Facebook, cela fait rêver (Facebook group name : baroudeur de luxe).

Nous continuons les agapes le lendemain matin malgré le temps couvert avec une partie de crêpes d’anthologie, Stéphane aux fourneaux. Puis une dernière partie de cache-cache dans les dunes suivit d’un fabuleux lunch à Can Rampucha avant leur départ tous ensemble avec Raphaël pour Neuchâtel. D’ailleurs l’épisode de la trottinette de Raphaël qui ne voulait pas rentrer dans les valises était assez comique. Car bien entendu pas question de s’en séparer. Est-ce qu’un chevalier se sépare de son destrier ? Un motard de son Harley ? Un chanteur de sa guitare ? Et bien pour Raphaël c’est du pareil au même, il ne sépare pas de sa trot, surtout pour aller voir ses potes à Neuch ! Et vive la confédération suisse, le seul sac assez large pour contenir cet objet aux proportions surprenantes est…un sac de marin de l’armée suisse que j’avais à bord à tout hasard !

De notre côté nous passons une charmante soirée et nuit à terre à Can Rampucha en compagnie des parents, puis nous reprenons la route pour St Cyprien le lendemain, 48h au moteur faute de vent. Le ronronnement familier de Peter berce la troupe en mode plutôt tranquille. Même le bain de mer est écourté aux vues du nombre de méduse maous costaud, mais aussi de leurs œufs partout autour, et surtout de la quantité de sac plastique hallucinante dont certains se sont pris dans l’hélice ! J’essaye tant bien que mal de les enlever même si je sais que c’est peine perdu ; à peine le moteur réactivé il y en aura tout autant !

NOUS FETONS LE 100eme JOUR A BORD....HEUREUX 

(mais un peu humide et frigorifié ici a St Cyprien. esperons que pour le 200eme nous soyons plus au chaud et tjrs d'attaque!)

 ;-)

Commentaires (4)

Evelyne. Ève Lean pour les intimes
  • 1. Evelyne. Ève Lean pour les intimes | 10/11/2015
Cécile tu tiens vraiment bien le journal de bord dans tous ces détails, un vrai régale de te lire et se remettre au fil de l'eau de votre aventure, suivant ton dernier message cap coucher de soleil 270 pour des eaux plus chaudes.
Montreux est baigné de soleil et l'été indien n'en finit pas c'est un miracle nus avons gagné cette année un mois sur l'hiver!!!! Sans se déplacer youpi...après il faudra voir à se diriger vers des cieux plus bleus, tu vois ce que je veux dire Cécilotte.....
Demain départ pour la Normandie via Paris ou Jacques vient me chercher Gare de Lyon, une escapade avec l'air marin en fiancés, (je trouve l'expression assez vieillote mais drôle) merci Cathy pour avoir ré-classifier Jacques!!! Ensuite je vais rejoindre à Versailles la petite famille, il faut aussi vérifier le développement du ventre de Joanne, euh 4 mois bientôt cela devrait commencer à se remarquer.
Hier j'ai fait un atelier Art Culinaire avec des recettes époustouflantes Four Vapeur une merveille, c'est cela que tu aurais faire mettre à bord. ,,,,, surtout avec le poisson, 95 degré 3 ou 4 minutes mais il faut une marinade avant pour la couleur et accentuer les goûts. Bref ce sera pour votre prochain bateau, comme Michelle et Thierry, bonne pub.
Bon je me replonge dans mon bouquin et vous dans votre nav a très bientôt de vos nouvelles et gros bisous à tous.
Thierry et michelle dupic
  • 2. Thierry et michelle dupic | 25/10/2015
Coucou les amis,

Nous sommes rentrés depuis 10 jours en regrettant de laisser la grande bleue mais contents aussi de retrouver la chaleur et le confort d'un bon grand lit !
Bravo pour les passes de nuit ! .... Dans des endroits mal fréquentes !...
Sommes allés au salon de Gènes et avons investi dans un pilot Saloon 48 du chantier Wauquiez et tout cela pour vous rejoindre dans le pacifique .
Qu'est ce que vous nous ferez pas faire !
On pense a vous très fort et on vous embrasse affectueusement tous les trois et une caresse pour Leika.
Thierry et michelle Dupic
Lys blanc (pour le moment ) !
Maëlle
  • 3. Maëlle | 13/10/2015
Bisous de toute la famille Maëlle
Willy
Coucou! Un grand bonjour. Nous avons terminé notre périple terrestre, 14'000 milles en trois mois et nous revoilà à bord de Pitu. Quand serez- vous aux Canaries?

Bisous
Willy et Maria

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