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du 30 mai au 26 juin 2016

Note:  

Joyeux anniversaire à tous les heureux natifs de juin, mon chéri JDaniel, ma charmante Caro, caro Lorenzo, et mention spéciale pour Philippe avec ce dur passage des 50emes….on pense bien à vous et que les fêtes soient belles !

Kalisea ravis d’avoir de vos news et heureux de vous savoir entre les Caraïbes et Cuba. Profitez de Cuba à fond mais attention aux effets du cuba libre après les fabuleux mojito à bord de votre bel Outremer 56 à noël….

Thierry, comment marche le chauffage à bord du lys blanc? Nous sommes allés voir vos peripeties sur votre site, bravo les marins vous vous defendez comme des braves vikings, on vous embrasse tres fort....et votre blog un vrai plaisir a lire. www.lys-des-mers.blogspot.com

Et merci à vous tous pour vos super gentils mails qui nous réchauffent le cœur et les esprits….

 

Day 321 – Day 351: du lundi 30 mai au dimanche 26 juin 2016 : Polynésie, Raiatea – Tahaa – Bora Bora. Niue indépendant Island, 1040 miles sud-ouest de Bora bora.

« Tu peux me décramer mes toasts papa stp ? » lance Raphaël à son père d’un air malicieux. Il faut dire que le grille-pain a un peu vécu et y a laissé des plumes, du coup comme il n’a plus qu’une couche de métal, il a tendance à faire griller plus que nécessaire tous ce qu’il touche, doigts y compris !! Dans la série usure malheureuse dans un registre un peu plus dramatique, les amarres avant ont eu le mauvais gout de nous lâcher de manière impromptue malgré tous les soins apportés par Jda pour les doubler dans du tuyau plastique pour éviter justement qu’elles ne frottent et se rompent. Du coup on a dérivé, sans s’en rendre compte, jusqu’à nous appuyer contre le bato de plongée amarré un peu plus loin vers le bord. La collision en douceur en même temps que l’intervention en dinghy des « très honorables et très secourables sujets de sa majesté britannique » ancrés à côté, et que nous avons ratés de peu, nous a permis de nous rendre compte de la situation. Grâce à la présence d’esprit de Raphaël qui a immédiatement démarré le moteur, nous nous sommes dégagés en marche arrière tout doucement. Nous avons heureusement pu nous amarrer à nouveau sur une bouée à côté avec l’aide de nos amis suisses aussi venus à la rescousse, rencontrés le jour précèdent dans la baie de bora bora. Et tout cela évidement de nuit, par un bon vent et une mer agitée. Du coup Jda a quasi dormi sur les amarres cette nuit-là, et tous les autres bato ont doublé voir triplé leurs amarres du fait des conditions météo piégeuses… heureusement Heidi n’a pas souffert de son escapade nocturne la coquine, après un check minutieux au petit matin.  Et pour clore le sujet, finalement sur une bouée, de nos diverses expériences, la moins mauvaise tactique est de faire un tour mord dans la ganse en attachant super court quitte à soulever le dispositif hors de l’eau. Sans oublier de doubler les amarres. Et les checker aussi souvent que possible.

Sinon le séjour en Polynésie s’est bien terminé. Après avoir quitté Moorea nous avons navigué 24h pour rejoindre le joli petit atoll de Raiatea, couplé avec Tahaa tandis que nos potes US de Do Over se rendaient à Huanine, pas très loin. Quant à Kiwi Beanz, ils restaient tjrs scotchés à Papeete cause pilot auto défectueux…. !

A Raiatea nous avons gaiement retrouvé nos amis du « royal yacht club de sa très gracieuse majesté britannique », Peter, Vicky et Georges, leur fils, pour une belle soirée dans leur adorable petit lodge qui surplombe la baie. Suite à leur déboire moteur de leur bel Amel 54, ils ont adopté ce nouveau QG nettement plus attrayant lorsque l’on doit rester immobilisé plus d’un mois, seul, le reste de la flotte ayant quitté depuis fort longtemps le périmètre. Ils ont eu beaucoup de chance que l’Oyster Into the Blue ait été juste à côté lorsque leur moteur est tombé en berne au moment de traverser l’étroite passe de l’atoll au départ de la flotte. Ils ont pu se faire remorquer sans dégâts jusqu’à la marina et s’y amarrer en toute sécurité.

Raphaël a eu la surprise de retrouver son pote Django avec qui il était allé faire du surf à Papeete. Nous les avions rencontrés au quai, fraichement arrivés d’Australie ou ils résident. Ils venaient de récupérer leur bato et partaient passer 6 mois aux Tuamotu. Karl et Ruth, experts en optimisation environnementale et chargés d’étudier l’évolution des magnifiques barrières coralliennes des Tuamotu en année « El Nino », pour le compte de chercheurs australiens. Tout un programme. Et pour la soirée sur leur bato nous avons plutôt étudié les différences entre cocktails à base de rhum !!

Après un rapide séjour à Tahaa ou nous avons exploré un très joli jardin de corail entre 2 petites iles, nous sommes enfin partis quelques miles plus loin nous ancrer dans l’atoll de Bora Bora, depuis le temps que ce nom nous fait rêver…. Stratégiquement ancrée en face du Bloody Mary, restaurant mythique qui a vu passer un grand nombre de stars depuis son ouverture dans les années 60, Heidi en a profité pour se refaire une beauté avant le grand bond pour retrouver la flotte vers les Fidji. Et Raphaël pour prendre pension au Bloody Mary en décrétant que l’on ne trouve pas d’aussi bon mi cuit de thon au sésame dans toute la Polynésie. Mais aussi de wifi….

Entre 2 plongées ou j’ai eu le plaisir, qui j’espère ne se renouvellera pas trop souvent, de saluer de près un requin citron, 3 fois plus gros que moi, nous avons visité le minuscule village de Bora Bora mais aussi la côte Est ou Raphaël nous a emmené sur son fier dinghy équipé de son puissant moteur Mercury 20 chevaux. Il y était allé seul la veille en longeant les piquets dans l’eau qui jalonnent le chenal à emprunter pour éviter les récifs de coraux qui poussent partout. Il avait rejoint le petit club de voile pour faire des prouesses en  Wakeboard. Mis à part une ou 2 patates de coraux qui se sont « précipitées » sur nous, vraiment incorrigibles ces patates qui se déplacent toutes seules comme cela, le périple s’est magiquement bien passé. Et nous avons pu admirer l’ile sous différentes facettes. Mais aussi sous différents cieux, en majorité plutôt humides et ventés, si l’on considère les pointes à 30 kn, accompagnées d’averses qui n’ont rien à envier à celles des moussons tropicales….

Décisions prise après une petite semaine sur place de prendre la mer malgré un coup de vent annoncé, pour rejoindre Niue, 1040 miles plus à l’ouest soit 7 jours et 7 nuits de nav. Erreur mon cher Watson….cela n’a pas été de tout repos. Nous avions planifié de prendre une route sud et longer la dépression. Sauf que les énormes vagues contraires nous ont empêchées de suivre notre plan et nous ont précipitées au cœur de la tempête. Des creux de plus de 5 mètres par le travers arrière, des vents entre 35 et 45 kt non-stop les 3 premiers jours nous ont obligé à barrer constamment car Peter les vagues c’est pas son truc. On se relayait avec Jda toutes les 2 heures tandis que Raphaël avait pris son quartier sous la capote, à l’intérieur cela remuait trop. Et de l’eau nous arrivant vraiment de partout au point que l’on ne faisait plus la distinction entre le ciel et la mer. Et heureusement on a rien cassé ! Mais on a souffert ! Et Jda a été super heureux de tester sa combi sèche qu’il n’a pas quitté pendant 60 heures d’affilées, je ne vous explique pas les détails….

Le gros de la tempête passé, nous avons repris nos esprits avec un vent de tout de même 30 à 35 kt et une mer formée mais suffisamment « tranquille » pour que Peter reprenne du service. Sauf que tout d’un coup, Peter a pété les plombs : les 4 vis qui maintiennent le moteur fixé dans son logement dans le compartiment à côté de la barre ont sautées tous ensembles, faussant la chaine de transmission et évidemment en faisant dérailler tout le dispositif ! Dixit Raphaël  « cela à fait tac à tac, tac à tac puis crack crack puis plus rien » et plus d’auto pilot !! Alors que l’on venait enfin de réussir à affaler la grand-voile au prix du lazy jack, après ces 3 jours dantesques de vagues monstrueuses en vent arrière, voilà que Peter s’en mêlait. Du coup on a passé la journée en réparation. Heureusement que Jda dans sa grande prévoyance avait une chaine de pilote de secours et grâce à son ingéniosité il a pu réparer encore mieux que l’original, brillamment secondé par Raphaël, et en un temps records. Ce qui lui a valu l’après-midi de se faire une promenade de santé en haut du mat pour aller raccrocher le lazy jack qui s’était fait la malle pendant la manœuvre en affalant la grand-voile. Qui a dit que naviguer c’est des vacances !!! Mais grâce au délicieux et juteux McHeidi de Raphaël, version très personnalisée du hamburger, arrosé d’un fabuleux chassagne montrachet de la cave perso du capitaine, nous avons vite oublié tous nos déboires le soir venu.

Arrivés à Niue, nous avons dû faire les formalités auprès des douaniers. Et c’est bien le seul endroit que je connaisse au monde où ils viennent vous chercher en voiture et vous redéposent ou vous voulez ! Par contre le parking des dinghys c’est assez sportif pour y arriver ! Il s’agit de lifter l’annexe grâce à une grue sur le quai à disposition car on ne peut pas les laisser dans l’eau à cause du ressac important. Alors à chaque fois que l’on va à terre c’est la même chose mais aussi pour tous les bato de l’ile car il n’y a pas de port à Niue. Pour les visiteurs maritimes juste quelques bouées parfaitement entretenues par Keith, le commodore du petit mais néanmoins fort bien organisé Yacht Club de Niue.

Carango nous y a rejoint qques jours plus tard et cette étape a été un des meilleurs moments de notre odyssée, malgré une fuite d’eau salée qui a tenu en haleine JDaniel pendant tout notre séjour ! Et c’est ce coquin de filtre du dessalinisateur qui a joué à cachecache en laissant rentrer plus de 10 litres à l’heure, du coup grillant les moteurs des 2 pompes électriques du bord ! Jda y a passé qques jours, notamment la nuit pour s’assurer que nous ne passerions pas sous la ligne de flottaison au petit matin ! Une fois de plus on ne saurait assez remercier Cedrick de la Clinique du bato qui nous a mis sur la piste, à l’instar des nombreux conseils reçus de tous les navigateurs « confirmés » avec qui nous en avions discuté autour de nous. Cela tombe sous le sens mais il fallait y penser : tu fermes toutes les vannes et tu regardes si cela fuit toujours ! Si cela fuit il faut chercher autour de la coque (et c’est plutôt embêtant) et si cela ne fuit plus c’est un des dispositifs de prise d’eau. Et là tu ouvres une à une les vannes et tu regardes celle qui fuit. Elémentaire mon cher Watson !

Niue c’est minuscule, 1400 habitants, environ 25 sur 30km, au vertigineux point culminant de 68m et c’est presque plus propre que la suisse. Niue s’est volontairement rattaché à la nouvelle Zélande, ce qui lui confère un parfait fonctionnement et une assez bonne prospérité comparer aux iles visites auparavant. Nous avons eu la chance de nous perdre en vélo dans le bush au centre de l’ile, heureusement  plutôt plate car après qques heures de vélo on n’en pouvait plus ! La vie de marin n’est pas vraiment compatible avec les activités terrestres ! Organisé par Peter et Vicky, nous avons aussi eu le privilège de découvrir les magnifiques petites enclaves rocheuses dans lesquelles nous avons pu nager, piloté par Keith, le très serviable mais néanmoins flegmatique commodore du Niue Yacht Club. Ancien professeur d’histoire, il occupe sa retraite à la brillante gestion de son club, qui compte plus de membres que d’habitants sur l’ile. Et dont nous sommes devenus membre, évidemment ! Allez liker sa page Facebook qu’il vient juste de créer, vous ne pourrez pas lui faire plus plaisir. Et laissez-lui si vous le voulez un petit mot sur son site ou commodore@niue.nu.

Et nous avons fêté l’anniversaire de Jda en plongée. Rami, très sympathique israélien échoué à Niue, y a installé son club, www.magicalniue.com, depuis peu. Nous avons plongé dans des tubes de lave à plus de 30m et découvert de magnifiques grottes sous-marines. C’est vraiment étonnant ces iles volcaniques au niveau topographique. C’est troué comme un gruyère…français, celui avec les trous ! Dommage nous étions trop tôt pour pouvoir plonger avec les baleines qui viennent entre juillet et novembre avec leurs petits. D’ailleurs le commodore nous a raconté qques anecdotes sur les facéties des baleines dans la baie, dont un baleino qui en trop jouant s’était pris dans les amarres d’un voilier et l’a tracté un bon moment  sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit !!

Quant à Raphaël, il s’est mis à la gastronomie indienne, seul resto ouvert à côté de la station wifi de l’ile. Et grande nouvelle, l’ECOLE EST FINIE !!! Il a réussi à renvoyer toutes ces dernières copies en avance, malgré les conditions épouvantables en traversée et la fatigue à l’arrivée. Bravo mon ange, tu as bien mérité tes vacances aux paradis….. Comme les derniers résultats n’ont dans l’ensemble pas été trop mauvais, on espère que cette dernière session se passera bien aussi. En tout état de cause je tiens une fois de plus à souligner la qualité et le sérieux de l’enseignement du CNED. Extrêmement bien organisé, d’excellents professeurs toujours à encourager les élèves, donner de précieux conseils pour s’améliorer,  et qui ne ménagent pas leurs peines pour corriger en détails les copies. Une méthode exigeante mais parfaitement bien orchestrée, chapeau !

Après un dernier « reapprovisioning » au petit supermarché de l’ile  sans oublier le petit mag de vin ou nous avons découvert un délicieux pinot noir new zélandais, nous revoilà en traversé, 630 miles quasi en lignes droite pour les Fidji, de conserve avec Carango. Dernière étape conjointe avec le reste de la flotte du World ARC, avant de nous diriger vers Sydney via Nouméa.

Elle n’est pas belle la vie ??!

Commentaires (5)

Evelyne (Eve Lean)
  • 1. Evelyne (Eve Lean) | 16/07/2016
Salut les navigateurs,
J'ai lu les dernières nouvelles qui m'avaient un peu échappées, cause !!!! La montagne, les randonnées pédestres d'une semaine chacune, bref des occupations sans eau!!!! Avril, Mai et déjà Juin, zut j'ai vraiment été très slack ......mais de lire toutes ces destinations m'ont bien rappelé ces îles superbes, Bora Bora, Moorea et huanine, la dernière je l'avais adorée car encore assez protégée!!!!
Vous faites des prouesses avec ce bato.... Et sur les mers, je dois avouer que je préfère être dans les airs, j'ai fait ma première via Ferrata lundi dernier au Rocher de Naye, une première j'ai adore, spectaculaire surtout lorsque tu te retournes et regardes d'où tu viens!!! whaoooooo
Gloria va bien, ce bout de choux change très vite et malheureusement sauf mes déplacements vers la capitale, cela me semble très difficile de les faire se déplacer vers moi. .... Bon il faut persévérer...
Juillet s'annonce changeant, chaud, beau, humide, le festival de Jazz de Montreux ferme ses portes ce soir, un grand nettoyage sera nécessaire et de retrouver un peu la tranquillité sur ce côté de la promenade.......
Je perçois Cécile une envie très prononcée pour la terre ferme, en attendant profitez bien de vos derniers miles nautiques, un gros bisous à JDA et Raphaël et aussi à toi Cécile. Belle fin de séjour, je me réjouis de vous revoir bientôt parmi nous, vous avez un rayonnant visage tous les trois.
Evelyne
Helga
Petit coucou de notre petite plante de Chez-le-Bart.
Je vous suis régulièrement et vous trouvent splendides!
Quelle belle aventure, merci de me faire partager un peu votre folle aventure.
Love and cheers Helga
Florianne Maye
  • 3. Florianne Maye | 12/07/2016
heureuse de d'avoir de nos nouvelles et de voir ces magnifiques photos, vous en aurez des choses à nous raconter.
je vous embrasse
Florianne
Dupic
  • 4. Dupic | 03/07/2016
Coucou les amis,

Le récit est passionnant , les photos donnent vraiment envie de sillonner les mers dans vos traces mais franchement quel courage , quelle force et qu'elle détermination vous a t'il fallut à tous les trois pour réaliser cet énorme périple ! Félicitations ...
On vous embrasse
Thierry et Michelle Dupic
Cathy
  • 5. Cathy | 01/07/2016
De magnifiques photos !!! Cela donne vraiment envie!!!
C'est beau de vous voir aussi rayonnant de bonheur !!! Bonne continuation et pleins de bisous de la part des 3 Paglino.

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